Histoire de St Pé d'Ardet

Sources bibliographiques

- Patrimoine des communes de Haute-Garonne tome 1, Flohic Editions, Paris, 2000.

- Fées et Gestes, Isaure Gratacos, Editions Privat, 1987.

- L’ours, le lynx et le baron Dagieu, Jean-Claude Abadie, Article Société des Etudes du Comminges, 1986, pages 80 à 97.

- Saint Pé et ses environs, Pierre Agasse, Imprimerie L. Vanin, Saint Gaudens, 1906.

- Monographie de la commune de Saint Pé d’Ardet, Sapène Milhassou, instituteur, 1885.

- Saint Pé d’Ardet, un haut lieu de l’histoire commingeoise et des Frontignes- Les vestiges funéraires gallo-romains et son site historique paroissial, Gabriel Manière et Gabrielle Odon, Mars 2004, 34 p.

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Les nombreuses recherches archéologiques, menées au XIXème siècle aux abords du lac et dans les grottes de la commune, ont démontré une présence humaine dès la fin du Paléolithique (12000 ans), avec la découverte d’outils en os, pierre taillée et bronze.

 

 

L’activité humaine est attestée durant les périodes gallo-romaine et paléochrétienne par la présence d’urnes funéraires, d’éléments de sarcophage, d’ex-voto.

 

De nombreux éléments de ces périodes ont, par la suite, fait l’objet de réemplois pour la construction de l’église.

 

 

 

 

 

 

Comme dans tous les villages du Moyen Age, une église est érigée au XIème siècle. Celle-ci est dédiée à St Pierre. Construite en calcaire, sur le point culminant, elle est entourée de remparts et d’un chemin de ronde. Le parvis de l’église offre un large point de vue sur le massif des Pyrénées, la vallée de la Garonne et la vallée de la Barousse.

Une châsse reliquaire dont l'intérêt historique majeur a été récemment démontré ainsi qu'une croix processionnaire constituent les éléments les plus remarquables du trésor de l'église de Saint Pé d'Ardet.

 

 

 

 

 

Sous l’Ancien Régime, le pouvoir est partagé entre le clergé représenté par l’évêque du Comminges et la noblesse locale dont le dernier représentant est le baron Dagieu dont l’exécution en 1793 reste encore discutée.

Au XIXème siècle, l’exiguïté du territoire ne permet pas le développement d’une activité agricole et pastorale importante. De nombreux villageois émigrent vers le Nord ou l’Espagne, parfois même jusqu’en Amérique Latine ou Cuba. Par ailleurs, comme d’autres villages des Pyrénées, Saint Pé d’Ardet devient un centre important de colportage dont les spécialités sont, notamment, la vente de chaussures et de linge de maison. Cette activité saisonnière participe à l’enrichissement du village avec la construction de belles demeures, mais contribue également à la baisse de la population.

Cependant, par sa position géographique, Saint Pé d’Ardet occupe à cette époque une place centrale dans l’activité artisanale et commerciale des Frontignes. Un bureau de poste et télégraphe est même créé avec le recrutement de trois fonctionnaires, un receveur et deux facteurs. En 1885, le village compte de multiples commerces (magasin de tissu, librairie ecclésiastique, 4 épiceries, une boulangerie, 3 boucheries, 3 auberges). De nombreux artisans y exercent leurs activités (fabricants de chandelles, forgerons, serruriers, maçons, charpentiers, charrons, tisserands, cordonniers, tailleurs…). De plus, 4 foires animent chaque année le village.

Avec le développement des transports et la fin du colportage, l’exode rural s’accélère. Le XXème siècle est marqué par  une baisse importante de la population et de l’activité économique.

Par sa situation au cœur des Pyrénées et sa proximité de Toulouse, Saint Pé d’Ardet reste un lieu de villégiature attractif dont la population connaît, en ce début du XXIème siècle, un léger redressement, permettant au village de conserver deux commerces, une agence postale communale et une école.